Le 31 mars 2010 s’est déroulé au Sénat un débat sur Le coût des 35 heures pour l’État et la société à la demande du groupe UMP. Je suis intervenu en faisant le parallèle avec la loi TEPA (du 21 août 2007 en “faveur” du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat) adoptée sous le gouvernement de François Fillon. Voici mon intervention :
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Intervenant dans l’hémicycle lors du débat sur l’encadrement juridique de la vidéosurveillance organisé mardi 30 mars à l’initiative de la commission des lois du Sénat, Virginie KLES a fait part de ses réserves sur la tendance actuelle tendant à présenter cet outil comme le remède miracle aux problèmes de sécurité.
Sans nier l’impact certain que la vidéosurveillance peut avoir sur le sentiment d’insécurité et son utilité en complémentarité du travail réalisé sur le terrain par les forces de l’ordre, il est légitime et nécessaire de s’interroger sur les mesures prises pour encadrer le triplement en deux ans du nombre de caméras annoncé par le Gouvernement.
En réponse à cette approche purement quantitative, Virginie KLES appelle au recul nécessaire afin d’apprécier l’efficacité réelle de la généralisation de cette technologie et, surtout, de se prémunir contre les atteintes abusives à la vie privée qui pourraient en découler.
Elle préconise notamment que l’information des citoyens en la matière soit des plus complètes et soutient l’idée émise par la commission des lois d’un renforcement des prérogatives et des moyens de la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour contrôler l’usage des données recueillies.
Ci-après, le texte de l’intervention de Virginie KLES :
“Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, je ne suis pas viscéralement, définitivement, contre la vidéosurveillance, mais, comme mes collègues de gauche, je suis viscéralement, définitivement, contre le dogme, contre le laxisme, notamment en matière de sécurité, et pour l’amélioration de la sécurité publique et le parler vrai. Lire la suite
Le Parlement a adopté jeudi 25 février la loi tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle. Virginie KLES est intervenue dans les débats à plusieurs reprises : d’abord lors de la première et unique lecture, l’urgence ayant en effet été déclarée par le Gouvernement, puis lors de l’examen des conclusions de la commission mixte paritaire (CMP), dont elle a été membre.
Le fait qu’il s’agisse du quatrième texte adopté en cinq ans sur cette question fait en soi peser de sérieux doutes sur l’efficacité des mesures adoptées par le législateur. Son contenu est des plus décevants puisqu’aucune disposition réellement innovante n’y a été introduite pour prévenir efficacement la récidive.
En effet, le Gouvernement et la majorité ont une nouvelle fois délaissé l’aide à la responsabilisation du détenu, la préparation à leur sortie de prison et le suivi de leur réinsertion.
Il n’est donc une nouvelle fois question que d’appuyer sur le seul ressort des mesures sécuritaires et attentatoires aux libertés : mythe de l’enfermement à vie des criminels avec le renforcement de la rétention de sûreté, traitements chimiques, création d’un énième fichier…
Pour Virginie KLES, le respect dû aux victimes implique de cesser de réduire le débat sur une question aussi grave à des mesures aussi simplistes et dont l’efficacité n’a pas été démontrée à ce jour.
Ci après le texte des deux principales interventions de Virginie KLES dans le cadre des débats au Sénat :
- Intervention dans la discussion générale en première lecture, le mercredi 17 février 2010 :
” Monsieur le président, madame le ministre, mes chers collègues, si seulement on pouvait parler de sécurité avec sérénité, selon des objectifs inscrits dans la durée, avec lucidité, à l’abri de l’émotion – aussi vive soit-elle pour les victimes – que soulève inévitablement tout fait divers… Lire la suite
Le Sénat a adopté en première lecture le 4 février 2010, le projet de loi portant réforme des collectivités locales. Ce texte a été voté à l’issue de 60 heures de débats durant lesquelles les sénateurs socialistes ont défendu la décentralisation, l’autonomie des collectivités locales, les libertés locales. Ils se sont vivement opposés à la recentralisation inscrite dans de nombreux articles du texte ainsi qu’à la création d’un conseiller territorial, création qui s’explique d’abord par la volonté de la droite de reconquérir régions et départements à la faveur d’un redécoupage de circonscriptions locales. Lire la suite
La semaine dernière, comme presque chaque semaine, la commission des Affaires sociales du Sénat, à laquelle j’appartiens, avait un agenda chargé … pas autant que lors du passage du projet de loi Hôpital que je supervisais au niveau de mon groupe … mais tout de même. Je suis intervenu sur les maisons et les pôles de santé qui apportent des changements dans le paysage des soins de proximité ; et à l’hémicycle sur la proposition de loi visant à supprimer la fiscalisation des indemnités journalières versées aux victimes d’accident du travail.
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Le Sénat a renvoyé en commission mercredi 10 février la proposition de loi n° 118 relative aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants déposée par le sénateur Roland COURTEAU et les membres du groupe socialiste. Ce renvoi tient compte de l’examen programmé par l’Assemblée nationale le 25 février prochain d’un texte similaire.
Intervenant dans la discussion générale, Virginie KLES a émis le souhait que cette question donne lieu à un rassemblement véritable des deux chambres du Parlement et du Gouvernement et que le travail législatif à venir soit l’occasion d’une concertation entre tous les acteurs impliqués dans la lutte contre ces violences, déclarée grande cause nationale 2010 par le Premier ministre.
Ci-après le texte complet de son intervention :
” Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le domicile est un espace plus dangereux pour les femmes que l’espace public, et les hommes qu’elles connaissent sont plus dangereux pour elles que les inconnus. Lire la suite
Dans le cadre des questions cribles sur l’hôpital, je suis intervenu le 9 février 2010 sur les plans de suppression d’emplois dans les hôpitaux publics et sur la délégation des missions de service public à des opérateurs privés, inscrite dans la loi HPST.
Le Sénat a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi 5 février 2010, en première lecture, le deuxième volet de la réforme des collectivités avec comme mesure phare la création des conseillers territoriaux.
Le projet de loi a été voté par 174 voix contre 155 à l’issue de près de trois semaines de débats. L’UMP et la majorité des centristes ont voté pour, le PS, le groupe CRC-SPG (Communistes et parti de gauche) et le RDSE (à majorité PRG) ont voté contre.
Ce texte crée les conseillers territoriaux qui remplaceront en 2014, les conseillers généraux et régionaux. Leur répartition territoriale, leurs compétences, leur mode d’élection feront l’objet de projets de loi ultérieurs.
Le projet de loi instaure également des métropoles, permet des fusions de départements et de régions, achève la carte de l’intercommunalité.
“Ce texte est confus, tordu et dangereux, il suscite de nombreuses craintes, de nombreux soupçons” avec “la recentralisation” du pays, a critiqué Jean-Pierre Sueur (PS). Nicole Borvo Cohen-Seat la présidente du groupe CRC-SPG a estimé qu’avec cette réforme, à terme “il y aura moins de communes, moins de départements avant leur disparition totale au profit de métropoles ou de pôle métropolitains”.
Le projet de loi doit maintenant être examiné par l’Assemblée nationale.
(Source : AFP, Groupe Socialiste du Sénat)
Je suis intervenu le mardi 26 janvier 2010 lors des discussions sur l’article 1 du projet de loi de réforme des collectivités territoriales. J’ai vivement dénoncé la création du conseiller territorial, qui est appelé à siéger à la fois au sein du conseil général de son département d’élection et au sein du conseil régional.
Le président du groupe socialiste à la Haute assemblée avait annoncé que les sénateurs PS allaient “se battre pied à pied sur chaque article et sur chaque amendement pour faire reculer le gouvernement”. Mes collègues socialistes et moi-même sommes en effet très mobilisés. Lire la suite
Malgré une vive opposition de la gauche, le Sénat a adopté, hier, le principe de la création d’un nouvel élu, le conseiller territorial. L’article 1 du texte qui crée ce nouveau conseiller a été adopté par 174 voix contre 156. L’UMP et l’Union centriste ont voté pour, les groupes PS, CRC-SPG et la majorité du RDSE (à majorité radicaux de gauche), contre. Lire la suite