Après avoir prononcé la dissolution de l’escadron de Gendarmerie mobile de Saint-Malo en 2010, le Gouvernement s’attaque désormais à ceux de Rennes et de Nantes dont la disparition est programmée pour la fin de l’année. La Gendarmerie en général et la Bretagne en particulier payent donc un très lourd tribut à la politique gouvernementale de réduction des effectifs des forces de sécurité.
En France, 7000 gendarmes et policiers ont été retirés du terrain entre 2008 et 2010 par suppression automatique de 50% des postes d’agents partant à la retraite. La majorité gouvernementale entend poursuivre au même rythme ce mouvement destructeur jusqu’en 2013.
Interpellé à de très nombreuses reprises au Sénat, le ministre de l’Intérieur a toujours répondu que ses coupes dans les effectifs ne concernaient que des postes de structures et ne retiraient en rien aux forces de l’ordre leurs capacités opérationnelles.
Peut-il aujourd’hui prétendre avec sérieux que trois des cinq escadrons de Gendarmerie mobile stationnés jusqu’en 2010 en Bretagne n’avaient aucun impact sur l’opérationnalité des forces de l’ordre dans notre région ?
Ces nouvelles menaces contre la Gendarmerie contribuent au retrait de l’Etat de ses missions régaliennes, recul que les bravades sécuritaires du Président de la République ne suffisent plus à dissimuler.
La contribution à la sécurité publique des escadrons rennais et nantais de Gendarmerie mobile est essentielle. Le Gouvernement doit donc les maintenir en faisant preuve du même pragmatisme qui fut le sien lorsqu’il est récemment revenu sur sa décision de dissoudre dès cette année deux compagnies républicaines de sécurité (CRS).