Le 23 juin prochain, Virginie KLES recevra de l‘Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) son diplôme pour avoir participé entre septembre 2009 et mai 2010 à la 62ème session nationale de cet institut.
Le temps nécessaire à cet investissement ayant été considérable, Virginie KLES a souhaité, dans le texte qui suit, vous présenter cette formation :
” L’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale propose de nombreuses formations de haut niveau, dont la « session nationale » qui n’est ouverte qu’à 96 auditeurs par an. Recrutés parmi les officiers généraux des trois Armées et de la Gendarmerie Nationale et parmi les « décideurs » de la société civile (hauts fonctionnaires en poste dans tous les ministères, de la Justice à l’Education Nationale en passant par les Finances, les Affaires Etrangères ou l’Intérieur, mais aussi représentants d’ONG, du monde associatif, religieux, chefs d’entreprises ou cadres de grands groupes…). Quatre places sont réservées à des parlementaires volontaires, deux députés et deux sénateurs, un de la majorité et un de l’opposition pour chaque chambre.
L’engagement dans cette formation comprenant une stricte obligation d’assiduité, l’investissement en temps est conséquent. En effet, cette formation se déroule sur une année scolaire, de septembre à juin, en alternant, tous les vendredis et samedis, conférences et travaux de rédaction de mémoire ou d’organisation de tables rondes sur des sujets intéressant tous les aspects de notre société.
De très nombreux déplacements sont organisés en sus : outre la découverte pour les civils des mondes militaires et de la défense, la connaissance théorique, pratique et approfondie des institutions françaises et européennes sont au programme, de même que l’approche des relations internationales dans un monde en perpétuelle évolution. Ainsi, la 62ème session nationale, « ma » session, aura conduit ses auditeurs à La Grande Motte, Evreux, Brest, Saint-Aubin-du-Cormier, Satory, Beauvais, Toulon, Londres, Stockholm, Djibouti, Bruxelles, au Brésil et en Guyane.
Ont été ainsi abordés, pêle-mêle, des sujets aussi variés que la Sécurité et les Relations Internationales, la notion d’Etat défaillant, les structures internationales, leurs missions et le rôle de la France (OTAN, ONU, Europe…), l’économie mondiale et les pays émergents (BRIC), la dissuasion et le désarmement nucléaires, les facteurs d’instabilité et de rupture dans le monde (Afghanistan, Iran, Irak, Israël, Palestine, Somalie, Tchad, piraterie, orpaillage clandestin…), l’intelligence économique, l’économie de la Défense, la sécurité intérieure, le renseignement, les liens entre défense, secret-défense, justice ou judiciarisation et démocratie, éducation et sécurité… Et la liste est loin d’être exhaustive. Les origines, compétences, centres d’intérêts extrêmement variés des auditeurs fondaient la grande richesse des débats et des apports de chacun.
S’achève donc une année riche d’échanges de points de vue, grâce à l’ouverture d’esprit de l’ensemble des auditeurs et à un programme de conférences dense et varié. Pratiquement tous les sujets de société ont été abordés au moins une fois, discutés et débattus avec passion mais toujours avec le respect des interlocuteurs et l’écoute de positions parfois très éloignées les unes des autres. En effet, la multiplicité des points de vue, des façons d’aborder les dossiers, sous un angle éthique, économique, financier, historique, scientifique, juridique, cultuel ou culturel, a permis à chacune et chacun d’entre nous de s’enrichir des expériences des autres. La connaissance tant des institutions que de leurs acteurs, de façon très concrète, permet une meilleure compréhension de notre société et de son fonctionnement.
Comme à l’accoutumée une grande cohésion a été créée entre les auditeurs, afin de permettre aux liens établis entre les uns et les autres de perdurer au-delà de cette année de formation et qu’ils soient un gage de confiance, de compréhension et d’efficacité, tant entre les individus amenés à traiter des mêmes dossiers par la suite, qu’entre les institutions dont nous connaissons tous mieux désormais le fonctionnement, les contraintes et l’organisation.
Alors, une année difficile, chargée, mais une année extrêmement riche d’un véritable investissement à la fois personnel et professionnel grâce à la 62ème session nationale de l’IHEDN.”