Travail et emploi : bilans

Jacky Le Menn | Lundi 28 décembre 2009 | - J. Le Menn, - Social | Commentaires [RSS] | Rétroliens

Lorsque le Gouvernement fait mention d’une sortie de crise, il fait surtout allusion au contexte des très grosses entreprises et au milieu de la finance. La situation du travail et de l’emploi est éludée ; peut-être parce que celle-ci est le résultat d’une crise latente bien plus profonde et ancienne. Celle de 2008 n’a fait que l’aggraver. Face à cela, le Gouvernement a choisi la politique de l’autruche, en continuant à creuser la dette de l’État dans son budget 2010. Refuser d’accepter la faillite de notre système économique et la nécessité de sa refonte est une pure folie. Ce sont les Français les plus fragiles qui vont encore en subir les conséquences. Est-il nécessaire de rappeler les chiffres ? Le taux de chômage est désormais de 9,9 % de la population active. Celui des 16-25 ans est passé de 18 % à près de 24 %. Il y a eu 580 000 destructions d’emplois marchands en 2009. Le Gouvernement parie sur une « normalisation » progressive de l’activité économique pour 2010 ramenant ce chiffre à 190 000. Cette « normalisation » du chômage montre à quel point la majorité se soucie peu des citoyens. Avec plus d’un million de bénéficiaires du RSA, plus de 3,7 millions de chômeurs de catégories A, B et C, et près de 8 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, le Gouvernement n’a pas à s’enorgueillir de demandeurs d’emploi supplémentaires.

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