L’enseignement scolaire se doit d’être une priorité nationale et non pâtir des arbitrages budgétaires. Le budget de la mission « Enseignement scolaire » reste marqué par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, soit, comme l’a fait remarquer mon collègue sénateur socialiste M. René-Pierre Signé, par la suppression de 16 000 emplois qui s’ajoutent aux 13 500 de 2009 et aux 11 200 de 2008 : « depuis 2003, près de 45 000 postes ont été supprimés dans les collèges et les lycées, à l’inverse de la poussée démographique qui se poursuit à l’école. » La CFDT Formation et Enseignement Privés va plus loin en affirmant que 73 500 postes ont été supprimés dans l’Éducation nationale depuis 7 ans. La place de la formation dans le projet de loi de finances 2010 c’est aussi la continuation de la lente détérioration de l’enseignement professionnel et notamment agricole. Faut-il voir dans tout cela un manque de perspectives du gouvernement qui n’offre aux jeunes et aux Français en général qu’un horizon professionnel bouché ? L’emploi de tous nos concitoyens, de même que l’éducation ne sont pas une priorité du gouvernement comme le prouvent les réductions d’effectifs des fonctionnaires et la montée toujours croissante du chômage dans notre pays. Le budget de la mission « Enseignement scolaire » présenté par le gouvernement le 1er décembre dernier en est un exemple flagrant car à la perspective de création d’emploi et de formation, la majorité répond par la suppression de postes dans l’Éducation nationale et un enseignement professionnel de moins en moins valorisé.