Voici la réponse de Monsieur BORLOO, en date du 17 septembre, concernant le courrier que je lui avais adressé le 31 août, au sujet de l’aménagement de l’échangeur de la Chesnais, promis par l’Etat en 1986 et toujours pas réalisé.

Courrier du 31 août 2009
Monsieur le Ministre d’Etat.
Je souhaite attirer votre attention personnelle sur l’aménagement en Ille-et-Vilaine, de la RN 176 pour une section d’environ quatre kilomètres, dans laquelle est incorporé l’échangeur de la Chesnais, qui est toujours en attente de sa mise de 2 à 4 voies. Il s’agit de la seule section dans ce cas entre Paris et Brest, avec échangeur, alors qu’elle supporte un trafic très important incompatible avec une voie bidirectionnelle.
Sur ce secteur, la circulation est dense tout au long de l’année et plus particulièrement chaque week-end ainsi que durant la période estivale. Véritable nœud de transit, l’échangeur de la Chesnais constitue le seul système d’échanges pour le nord du département d’Ille-et-Vilaine en direction de la Bretagne Nord, de la Normandie et de Rennes-Nantes.
Je vous rappelle qu’en 1986, le ministre de l’aménagement du territoire de l’époque (Monsieur Pierre MEHAIGNERIE), avait décidé de réaliser entièrement à la charge de l’Etat, le nouveau tracé de la RN 176 sur le territoire du département d’Ille-et-Vilaine ; l’attente dure donc depuis près d’un quart de siècle, ce qui est beaucoup trop pour une section de route, très fréquentée et très accidentogène.
Or, on me rapporte que l’actuelle programmation ne prévoit toujours pas cet aménagement à l’horizon 2014, ce qui est inacceptable.
Il semble que cette non-programmation soit due à l’absence d’études environnementales (ce qui relève de votre département ministériel) sur l’ensemble du tracé de la RN 176 dont les opérations ont été réalisées sur 30 ans par secteurs limités de 2 à 6 kilomètres.
Je rappelle que l’opération en cause consiste d’une part à doubler une voie existante mise en service il y a près de vingt ans sur une plateforme déjà terrassée, avec des passages supérieurs réalisés intégralement et d’autre part, à construire un pont sur La Rance rigoureusement identique, et à proximité immédiate de celui existant.
Dans ces conditions, l’impact de cette opération sur la plan environnemental parait quasiment nul et la contrainte administrative soulevée particulièrement sévère.
Je vous serais donc très obligé de bien vouloir vous faire évoquer cette affaire par vos services et d’intervenir auprès de votre collègue en charge des infrastructures routières pour que tout soit mis en œuvre afin de faire aboutir ce dossier qui ne laisse de m’inquiéter sur le plan de la sécurité routière à laquelle je suis, tout comme vous, très attaché.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre d’Etat, en l’assurance de mes sentiments distingués et les meilleurs.